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Review Cinéma - "Friday the 13th" de Sean S. Cunningham (1980)

 Depuis 1974 et le succès retentissant du film événement The Texas Chainsaw Massacre, réalisé par Tobe Hooper, un nouveau genre de cinéma indépendant semble émerger. En effet, si le genre restait la plupart du temps cloisonné aux gros studios de productions, comme en témoignent les réalisations de la RKO ou de Universal pour ne citer qu’eux, au milieu des années 1970, de petits cinéastes aux moyens dérisoires et aux acteurs amateurs, inconnus du grand public se lancent dans le milieu. De l’expérimentation au lancement du tout nouveau genre nommé le slasher movie, la période s’inscrit comme un véritable tournant. La décennie suivante, c’est un véritable déferlement qui va s’abattre, où des centaines de films sont noyés dans la masse de la production, jusqu’à l’overdose. Par la suite, le genre du slasher va connaître des mutations, des transformations de sorte à ce qu’il en devienne méconnaissable. 


Affiche de Friday the 13th
 

  Friday the 13th sort donc le 9 mai 1980 aux États-Unis et presque un an plus tard, le 11 février 1981 en France. Il a été réalisé et produit par Sean S Cunningham et écrit par Victor Miller. Cunningham, comme la plupart des autres réalisateurs derrière ces films, est inconnu du grand public au moment où il se lance dans la réalisation de Friday the 13th. C’est un Américain qui a d’abord évolué dans le milieu théâtral avant de passer au documentaire et enfin, à la fiction. Il fait la rencontre de Wes Craven et s’associe avec lui sur The Last House on the Left en 1972. Cela lui permettra de se lancer véritablement dans la production de fiction. Ces premières productions en tant que réalisateur seront des échecs et les faibles budgets dont il dispose le mettront souvent sur la touche, on notera Manny’s Orphan, un projet de série qui ne verra jamais le jour. C’est seulement avec son projet le plus connu qu’il disposera d’une renommé dans le milieu de l’horreur. 

  

  L’histoire du film commence véritablement en 1978 d’abord avec la sortie d’un autre métrage, Halloween de John Carpenter, sortie la même année. Grâce au succès retentissant du film et du budget assez faible, Cunningham y voit la possibilité de bénéficier de la popularité du métrage en reprenant un grand nombre d’éléments communs à Halloween. L’idée de faire un slasher n’a rien d’étonnant, le style du film à l’époque ne nécessite pas un grand nombre de moyens, du fait du non-professionnalisme des acteurs et de la structure restrictive du récit, qui limite les lieux de tournage à un seul lieu fixe (ici un camp de vacances). Un autre point, c’est l’appropriation d’un jour particulier, si la nuit d’Halloween est associé au 31 octobre, Friday prendra place un vendredi 13, puisque c’est un jour associé au malheur, à la malchance. D’autres productions emprunteront la même méthode, pour le 14 février avec Valentine’s Day, le 01 avril avec April’s Fool et, bien évidemment Noël, avec Silent Night, Deadly Night

  Contrairement à beaucoup d’idées reçues sur le film, il n’y a pas de tueur masqué dans le premier film Friday, en effet, la plupart des plans qui se placent du côté du tueur adoptent le style subjectif. Il s’agissait d’ailleurs d’un élément indissociable de l’introduction du métrage de Carpenter où on assistait au meurtre de Judith Meyers derrière un masque, par la vision subjective du jeune Michael. Il y a une confusion de nos jours à cause des suites de Friday the 13th, le fameux masque de hockey du personnage de Jason Voorhees étant introduit dans le troisième épisode de la saga. Cette confusion se poursuit d’ailleurs avec un autre élément de scénario que nous aborderons plus tard dans la critique. 

  Le film est donc produit pour 500 000 dollars environ et dès son week-end d’ouverture, il en rapportera 5,816,321 dollars, soit quasiment dix fois plus. Si les recettes en sont déjà impressionnantes, il apparaît presque ridicule quant au calcul du box-office  (en prenant en comptes les re-sorties au cinéma et l’exploitation vidéo) qui est de 159, 313, 576 dollars, soit 108.6 fois le budget total du film. Il est inutile de préciser qu’il s’agit d’un des films d’horreur les plus rentables de tous les temps et une prouesse assez spectaculaire encore aujourd’hui. 

  

  Avec une telle présentation de ce métrage, nous sommes en droit de nous questionner sur le contenu, la substance même du film. Nous entreprendrons donc une véritable dissection du film pour revenir sur les éléments qui ont contribué à sa popularité et à sa renommée.  

  1958, la nuit tombe sur le camp de vacances de Crystal Lake, pendant que les moniteurs profitent d’un feu de cheminée pour se retrouver après une dure journée à surveiller les enfants. Deux moniteurs, Barry et Claudette s’éclipsent dans un coin pour se tripoter et faire l’amour. En plein ébats, quelqu’un les surprend avant de les poignarder jusqu’à la mort. 

  21 ans après, en été 1979, Steve Christy reprend en main le camp de vacances de Crystal Lake pour le rouvrir et accueillir des enfants. Au travers d’une séquence où l’une des monitrices, Annie, se met à la recherche d’un moyen de transport jusqu’au camp, on apprend que le camp de vacances est fermé depuis des années et que les précédentes tentatives de réouvertures se sont toutes soldés par des échecs. Maudit, hanté, démoniaque, les adjectifs ne manquent pas pour caractériser ce camp qui semble effrayer les habitants de la ville. Comme un coup du sort et la confirmation de la malédiction, Annie est prise en stop par un inconnu et l’instant d’après, la voilà pourchassée au travers des bois et égorgée contre un arbre. 

  Ces deux premières séquences qui font offices d’exposition annoncent dès lors la direction artistique et cinématographique du film. D’abord, nous comprenons qu’il s’agit en partie d’un film à énigme. L’identité du tueur est inscrite comme un mystère, quelque chose à résoudre pour le spectateur, s’il y arrive avant la fin. Durant les séquences de meurtre ou durant les plans de coupe où l’on prend le point de vue du tueur en train de rôder, le point de vue subjectif est adopté. La référence à Halloween saute aux yeux pour les connaisseurs, mais si l’on peut conclure à un simple emprunt de style qui pourrait tomber dans la référence gratuite, on se rend compte que le rôle du point de vue subjectif est différent que dans celui de son aîné. Chez Carpenter, l’identité du tueur n’est pas un secret, on le connaît depuis la séquence introductive. L’idée était d’abord de surprendre le spectateur en révélant que le tueur n’était qu’un enfant dans les premières minutes. Ensuite, la réutilisation de cet effet de subjectif servait à positionner le spectateur dans une position voyeuriste, à le mettre dans l’inconfort. Le réalisateur semait aussi l’idée que le mal se terrait dans n’importe quel individu, d’où l’utilisation de ce style dans son métrage. 

  Dans Friday the 13th, le subjectif sert à cacher avant tout, puisque le tueur ne porte pas de masque et n’a pas de raison d’en porter. Ainsi, les séquences de meurtres n’ont pas de positionnement tierce qui induit une distanciation, la tuerie est donc frontale, très viscérale. Cela est d’ailleurs renforcé par les effets sanglants dans les exécutions, on se rappelle évidemment de la flèche qui traverse le cou de Jack depuis le dessous de son lit, une hache plantée dans la tête de Marcie tandis qu’elle sort des toilettes et bien entendu, la décapitation finale du tueur au bord du lac par Alice. Une séquence mythique sanglante et absolument brillante. Le travail de Tom Savini, célèbre praticien des effets spéciaux et réalisateur de films par la suite, est ici remarquable alors même que l’homme est au début de sa carrière. Il y a quelque chose de très cru dans les meurtres de Friday the 13th, sans cérémonie. Le suspens est rarement au cœur des meurtres, le spectateur sait que cela va arriver, la seule chose qu’il ignore c’est quand. Ce positionnement est renforcé par les types de plans, souvent rapprochés et parfois à la caméra embarqué. 

  De ces meurtres qui constituent la rythmique principale du métrage, en découlent une terreur froide où le spectateur se surprend à attendre le prochain meurtre avec un mélange de curiosité et de frayeur. Comme point d’apothéose qui vient conclure les tumultes de la nuit du vendredi 13, la confrontation finale entre le tueur et Alice, notre personnage principal, un peu par défaut. Comme tout bon slasher movie des années 1980, le récit se devait de proposer une véritable final girl. La final girl se défini comme l’héroïne destinée à vaincre le tueur et à demeurer l’unique survivante du bain de sang. Au fil du temps et de l’évolution de cette figure, la final girl a drastiquement élargie son influence et a su défendre sa place avec vigueur, grâce aux cinéastes qui se sont succédés et qui ont su accorder une place neuve et appropriée à ce style de personnage. 

  Dans Friday, nous en sommes aux balbutiements et il est vrai que la place de Alice au sein du film laisse vraiment à désirer. L’un des plus grands reproche que l’on puisse faire, c’est la grande passivité de ses personnages, qui ne brillent pas par des personnalités incroyables ou des arcs de développement intéressants. Même Alice se contente de demeurer dans une cabane pendant une heure de film, jouant au strip-monopoly et faisant semblant de se montrer utile au déroulement des événements. En demeure alors une grave inconstance dans le film et une certaine monotonie.

 Ainsi, le film peine véritablement à intéresser ou a proposer quelque chose de véritablement sensationnel, au-delà des effets pratiques et gores assez réussis. 

  

  Comment expliquer que Friday the 13th, un film à petit budget, sans grand style cinématographique et qui paraît très vieillissant encore aujourd’hui, puisse traverser les âges et les époques tout en conservant une certaine ‘’aura’’ ainsi qu’une véritable renommée, presque comparable à Halloween ?

  D’abord, il faut comprendre que dans les années 1970, le cinéma d’exploitation, que ce soit celui d’horreur et pornographique, se développent en underground en parallèle d’Hollywood et des productions à plus gros budgets. Donnant la caméra à des cinéastes amateurs avec des moyens dérisoires, la volonté première de ce genre de cinéma est de s’adresser à un public marginal. Dans cette équation, les jeunes  sont probablement les cibles premières. En effet, comme ils sont les personnages principaux dans ces films et que les jeunes dans le cinéma mainstream sont peu représentés, l’attrait que possèdent les films indépendants prend tout son sens. Cet élément est sans doute ce qui peut expliquer la popularité du film à l’époque. 

  Le second point qui donne de la matière à cette popularité, ce sont les suites. Paradoxalement, si l’indépendance des cinéastes était l’argument majeur avancé pour donner du cœur à cette démarche cinématographique, cela n’a pas empêché les films d’horreur de rentrer assez rapidement dans des logiques d’industrie. À savoir : produire des suites jusqu’à l’épuisement de la source de la saga, avant de la laisser dans un coin pour ensuite la ressortir grâce à un remake des années plus tard dans l’espoir d’un nouvel essor. La saga Friday n’échappe pas à cette logique, dès l’année suivante en 1981, une suite intitulée sobrement Friday the 13th Part 2 sort, réalisée par Steve Miner. En tout, entre 1980 et 2009 (date de sortie du dernier film à ce stade), ce sont 12 films qui sortiront, en comptant un cross over avec la saga A Nightmare on Elm Street et un remake, réalisé par Marcus Nipsel en 2009. 

  En troisième point, non moindre, il nous faut explorer et aborder le personnage iconique et célébrissime de Jason Voorhees, le tueur au masque de hockey. Vous vous êtes probablement étonné de nos efforts pour éviter d’en parler depuis le début de cette critique et ce n’est pas un hasard. Au même titre que les tueurs masqués les plus connus, Jason s’est fortement inscrit dans cette lignée, de sorte à être devenu l’étendard de cette saga au fil des ans, jusqu’à assombrir ses origines. En effet, la croyance populaire est de croire qu’il est le tueur de la saga du début à la fin, ce qui est en partie faux. Le premier film mettait en scène les meurtres réalisés par Pamela Voorhees, à la suite de la noyade de son fils dans le lac du camp de vacances en 1957. Si le personnage apparaissait déjà, ce n’était que dans un flashback vers la fin du film ou dans le cauchemar d’Alice durant l’épilogue. 

  Avec ce rappel, nous pouvons tirer une conclusion partielle qui est très intéressante pour comprendre l’attrait que possède le film. Pour le spectateur de l’époque qui découvre le film, l’absence de Jason, vous vous en doutez, lui est parfaitement égal, au contraire de la présence de Pamela. Non pas qu’il s’agisse d’un personnage connu, bien que l’actrice Besty Palmer bénéficiait d’une petite renommée à l’époque, mais parce que c’est une femme. 

  Des explications s’imposent. La grande majorité des tueurs dans le cinéma d’horreur, toutes époques confondues, sont en majorité des hommes. La façon de représenter les tueurs hommes sont souvent imprégnés par des théories Freudiennes. Psycho (1960), de Alfred Hitchcock est probablement le plus immense représentant de cette mouvance, puisque son tueur, Norman Bates, jouait également sur l’ambivalence entre homme et femme en se déguisant en sa propre mère. Dans le film, Norman a développé une véritable obsession pour sa mère, jusqu’à développer une seconde personnalité qui fait qu’il est persuadé que sa génitrice se trouve toujours dans sa tête alors que cette dernière et morte depuis des années. Le travestissement, le rapport à la mère et au sexe, se sont des thématiques que l’on retrouve un grand nombre de fois dans les films d’horreur et dans de nombreux essais. Nous pouvons citer les théories de Laura Mulvey, celles de Vera Dika, Linda Williams ou encore Carol J Clover. 

  Au même titre que Psycho jouait sur un retournement de situation (car oui s’en est un) en dévoilant que Norman était le tueur et non pas sa mère, Friday joue sur un bouleversement inverse en montrant que ce n’est pas le fils le tueur, mais bien la mère. Il s’agit alors d’une référence assumée et détournée de façon astucieuse, peut-être pas avec le même génie que le grand maître du suspens, mais la démarche mérite tout de même d’être soulignée. De plus, le film regorgeaient de fausses pistes, d’abord en ne faisant jamais référence explicite au sexe du tueur, en utilisant des plans subjectifs et en gardant son tueur silencieux et aussi, en ne montrant que ses mains. Le point trompeur est qu’il ne s’agit absolument pas des mains de l’actrice, mais bien de celui d’un cascadeur ou d’une doublure, parce que se sont des mains masculines, grosses et assombries. La force physique et toute la violence de ce tueur étaient toutes dirigées vers un auteur. Plus que pour le personnage en soit, c’est bien le sexe du tueur qui bénéficie d’une véritable surprise. En tout cas, pour le spectateur de l’époque. 

  Pour les nouveaux amateurs du 21ème siècle et de la décennie 2020, il faut bien avouer qu’apprendre que le tueur est une femme et non un homme n’est pas spécialement une surprise en soit, de nombreuses femmes se sont emparées des armes et des masques par la suite. Nous pensons notamment à la saga Scream ou Sleepaway Camp qui ont de plus en plus démocratisé le fait de trouver une femme derrière une série de meurtres. Dans la même idée, le personnage tant exploité de la final girl se retrouve également comme un personnage devenu très fort, parfois empruntant de la violence ou de la brutalité pour se défaire des prises du tueur. Une façon de remettre les pendules à l’heure et de montrer que la violence peut aussi être utilisé dans une certaine légitimité. Ainsi, le véritable intérêt de Friday aujourd’hui, c’est de se faire prendre à son propre jeu et à désarçonner son spectateur là où il pensait être intouchable. C’est ce qui arrive notamment au personnage interprété par Drew Barymore dans la scène introductive de Scream (1996) où le tueur lui pose une question piège à propos du tueur dans Friday the 13th. La jeune femme tombe dans le piège, exactement comme le spectateur à la fin de Friday. 


  L’intérêt du film se fait ainsi presque malgré lui, puisque si cette révélation avait des limites temporelles et qu’un jour elle ne serait plus surprenante, les suites et la popularité presque miraculeuse du film aura eu un effet peu attendu, ce qui rendra le premier film de la franchise culte, au détriment de son datage et de son style dépassé. 

Que faut-il retenir de l’histoire de ce film ? Doit-on y voir une simple manœuvre commerciale souhaitant profiter du succès de Halloween en reprenant des codes esthétiques sans pour autant se les approprier ? Ou bien doit-on en tirer des qualités propres et traiter le film pour ce qu’il est sans prendre en considération les nombreux emprunts. 

  Notre avis n’a pas vraiment d’importance sur ce film, il est inutile de dire si le film est bon ou mauvais, c’est le produit d’une époque et le passé, aussi opaque soit-il, ne nous permet plus véritablement de le juger. Comme de nombreux films, Friday the 13th apparaît plutôt comme un objet d’histoire dans le film d’horreur et un point de repère dans cette grande famille. 


Review Écrite par Simon G.

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