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Review Cinéma - "The Substance" de Coralie Fargeat

Note : Les Reviews Cinéma sont écrites par Simon G. Bonne lecture !



Affiche de The Substance

 

 À Demi-Moore 


  Difficile de passer à côté de la véritable surprise de cette année concernant le prix du meilleur scénario du Festival de Cannes 2024. En effet, The Substance a fait couler beaucoup d’encre et a divisé les spectateurs, qui, dans tous les cas, n’en sont pas sortis indemnes. Sept ans après son premier film (Revenge), la réalisatrice Coralie Fargeat revient avec cette satire horrifico-cynique, une véritable expérience visuelle et sensorielle. Avec trois femmes qui portent le film (deux à l’écran, une derrière la caméra), il y a une volonté assumée de frapper fort. 

  Nous suivons donc Elizabeth, interprétée par Demi Moore, une star Hollywoodienne dont les heures de gloire semblent révolues, comme en témoigne cette scène d’introduction efficace où d’un simple plan fixe qui traverse les âges, on est au fait de la trajectoire de l’actrice qui en est réduite à une étoile craquelée et délaissée sur le Hollywood Boulevard. Reléguée à une animatrice de télévision dans une émission de sport, Elizabeth est remerciée (façon polie de dire virée comme une moins que rien) et destinée à finir ses jours dans l’anonymat et la solitude la plus totale. Tout juste en sortant du studio, elle est victime d’un accident de voiture qui l’envoie directement à l’hôpital, où elle croise un jeune interne bien particulier qui lui glisse discrètement un moyen de « changer sa vie » : une clé USB qui l’informe de l’existence d’un produit nommé : The Substance.  

  On comprend vite le concept assez unique du film : la possibilité de transférer sa conscience dans une version plus jeune, plus belle et plus vigoureuse de son propre corps, avec pour seule contrainte de faire le changement tous les sept jours, sous peine de conséquences dramatiques. De cette prémisse, le spectateur aguerri sait pertinemment où cette virée va le conduire. Les peurs sont ainsi confirmées quand la version plus jeune d’Elizabeth, Sue (portée par Margaret Qualley), semble prendre le dessus sur son double plus âgé… 

  Ce qui est remarquable dans un premier temps, ce sont les choix de castings qui sont assez géniaux, il faut bien l’avouer. Quoi de mieux que de prendre Demi Moore, un ancien sex symbol et de lui donner la possibilité de dialoguer avec Qualley, star montante qu’on avait déjà pu remarquer dans Once Upon A Time in Hollywood de Quentin Tarantino ou plus récemment – et avec moins de brio – dans Drive-Away Doll de Ethan Cohen.  

  Cela se confirme d’ailleurs avec la différence de jeu des deux actrices, quand Moore se terre dans un silence noble et charismatique, Qualley joue de ses charmes et du flirt avec l’arrogance pour parvenir à ses fins. Des performances qui sont, hélas, confinés dans des rôles figuraux, empêchant une véritable fantaisie dans leur façon de jouer. Surtout pour Qualley à vraie dire, puisque Moore a un peu plus de marge d’évolution. Nous reviendrons sur ce point un peu plus tard, car il est le témoignage d’un problème plus large du film. 



  Véritable orchestration stylistique 


  S’il y a du talent devant la caméra, il apparaît évident qu’il y en a un autre, ou plutôt une autre, derrière. L’analogie avec le chef d’orchestre est bienvenue, puisqu’en plus de signer la réalisation, l’écriture et la production, Fargeat se charge également du montage de son propre film. La qualification de The Substance comme une œuvre auteuriale n’en est alors que renforcée. C’est d’ailleurs sur le montage que nous ouvrons véritablement la critique, parce que c’est probablement l’un des aspects bien singulier de ce film. Calibré, chronométré, aucune image ne semble avoir été mis de côté sur le banc de montage. Comme nous le mentionnons, la scène de l’étoile du Hollywood Boulevard met directement le ton. 

  Chaque coupe est quasi militaire, ce qui fait qu’on se retrouve en face d’un film aux apparences clipesques (les séquences avec Sue qui anime son émission introduisent d’ailleurs de véritables clips). On mentionnera de plus l’insertion de cartons, nous informant sur le personnage qui est mis en avant, ce qui ne fera que confirmer le rythme qu’impose le film par son montage. C’est une audace qui va en décontenancer certains, mais le métrage en reste digeste pour autant, si bien qu’on fini par s’y habituer au fur et à mesure. 


  Un autre élément qui répond directement à la question du montage, c’est celui du soin apporté au son et aux bruitages. La première véritable séquence du film (celle de l’œuf qui se dédouble), met tout l’accent sur les bruits. Un exemple flagrant est celui de l’aiguille de la seringue pénétrant le jaune, qui va lui-même se dédoubler dans un mixage son qui oscille entre le dégoût et la détente. La détente cependant, et nous pouvons vous le confirmer, ne sera que de courte durée. Une chose est sûre, les misophones devront passer leur chemin. Cette attention se révèle un peu plus dans quelques scènes bien particulières et introduit toute la dimension narrative de ce procédé. Celle du restaurant, située au début du film, apporte la confirmation que le son sert avant tout le dégoût et place souvent son spectateur dans des situations angoissantes où au lieu de se couvrir les yeux, il vaut mieux se boucher les oreilles. Si pour le moment il ne s’agit que de quelques carapaces de crevettes qui craquent et de mastication, la suite du film poussera encore le vice plus loin avec des os qui se brisent, de la chair qui s’écarte et plus curieusement, de la dinde qu’on fourre. 

  Mais il reste encore un point qui confirme le statut de chef d’orchestre de Coralie Fargeat et c’est, bien entendu, son obsession pour les gros plans et les très gros plans. Le gros plan est souvent associé au voyeurisme, il place le spectateur dans une position qui peut lui être inconfortable. Ici, c’est poussé à l’extrême.   

  Le gros plan est parfois utilisé pour souligner la grossièreté, la focale étire les objets / visages jusqu’à la monstruosité. Souvent, ces derniers sont utilisés pour filmer le personnage de Harvey (Dennis Quaid), le producteur grossillard de l’émission. Le patron de la chaîne est une figure caricaturale d’un patron sexiste, désintéressé et imbus de lui-même. Le rapprochement avec un certain producteur problématique de ces dernières années est d’ailleurs très loin d’être un hasard. 

De sa façon de manger écœurante à son œil libidineux en passant par sa façon de pisser sans se laver les mains, le film ne laisse aucun doute quant à ce que le personnage doit provoquer en nous. Mais ce sont surtout les champs et les contre-champs qui mettent véritablement mal à l’aise. La règle des 180° est bafouée et les dialogues sont donc filmés de face. Une audace de mise en scène qui vise à renforcer la vision de ce personnage comme un monstre, allant jusqu’à bafouer les règles de cinéma. 

  Fort heureusement, la réalisatrice est loin de filmer tous ses personnages de la même manière. Nous n’avons pas encore parlé des principales intéressées du film, dont le traitement est probablement le point le plus intéressant du film, que ce soit en terme de mise en scène ou en terme de scénario. 




Double Trouble


  Dans The Substance, il n’y a aucun tabou. Le sujet principal du film, dont nous n’avons volontairement pas encore parlé depuis le début de cette critique, c’est la question du corps. La question est traitée sous de très nombreux angles au cours du film. Si notre but ici n’est pas de rendre compte de toutes les manières que la réalisatrice utilise pour questionner le rapport au corps, il convient pourtant d’en souligner quelques aspects, ceux qui nous semblent les plus intéressants à discuter. 

  La question de la nudité tout d’abord. Pour un film qui traite du corps, l’on peut relever que le métrage ne s’interdit rien. Qu’il s’agisse de montrer les corps des femmes dans leur plus simple appareil, dans leurs beautés comme dans leurs défauts, il n’y a aucun interdit et donc aucune hypocrisie. Là où la réalisation surprend encore, c’est la certaine délicatesse et le naturalisme avec lequel il opère. Là où les gros plans sont présents absolument partout au sein du film, le corps de la femme, quand elle est dénuée de vêtements, est traitée avec des plans fixes et larges. Ce sont presque les seuls moments où le film se passe de ses effets de style, soulignant ainsi une beauté au naturel. C’est criant dans la réalisation de Fargeat et est mis en opposition avec la façon dont est filmée Sue lorsqu’elle performe. 

  Dans le cadre de l’émission, les gros plans sont de retour : la taille fine, la poitrine développée, les hanches menues et le fessier bombé, Sue est un véritable argument commercial. La présence des caméras dans la diégèse du film (donc celles des équipes de tournage de l’émission) viennent bien marquer la différence entre la vision de la réalisatrice et celle des personnages du film, qui ont une vision sexualisée de Sue. Pourtant, là où nous nous trouvons quelque peu circonspect, c’est quand cette sexualisation est poursuivie dans le film, quand elle marche dans la rue par exemple. Les dénonciations de la femme-objet trouvent ainsi leurs premières limites, puisque cette vision est imposée à celle du spectateur, qui est forcé d’embrasser ce rôle. Cela en est presque une décision malhonnête. De plus, il va sans dire que si la majorité du film accuse le male-gaze, il en embrasse parfois les codes, quitte à laisser une partie de son audience sur le côté. 

  La question du regard, de qui regarde dans le film est souvent floue. S’il y a bien une dénonciation de ce même regard, il est poussé à l’extrême, voir même un peu trop. On en arrive à une accusation du public dans une certaine mesure. Avec un style pareil, les visions de la réalisatrice, du public, des personnages dans le film s’entremêlent et on finit par s’y perdre. 

 

 En second point concernant le traitement du corps, c’est le rapport à la dégradation des tissus et au vieillissement de la peau. Tout au long du film, alors que l’alternance des deux femmes se poursuit, on assiste au premier événement problématique du récit. Avide de garder son corps jeune plus longtemps, Sue décide d’outre-passer les règles et de prélever une dose supplémentaire pour pouvoir coucher avec un garçon. Le lendemain, alors que Elizabeth se réveille, elle constate qu’une partie de sa main a vieilli considérablement, jusqu’à revêtir un aspect cadavérique. 

  Il est difficile ici de ne pas y voir un parallèle avec les produits de beauté et les remèdes miracles qui sont soi-disant réparateur et qui ne font que retarder l’inévitable. Le personnage de Elizabeth est en refus de vieillesse et préfère épouser sa jeunesse à nouveau, quitte à sacrifier son temps de vie. Le fait est que l’ancienne star doit affronter la réalité et la terrible fatalité : celle de devenir une vieille femme. Cette peur est tout à fait bien retranscrite par le film, plus spécifiquement dans une scène où Elizabeth, qui s’apprête à se rendre au restaurant avec un homme, est confronté à la vision parfaite du corps de Sue, qui trône sur une affiche juste en face de sa baie vitrée. Folle de jalousie et complexée par son propre corps, elle lutte contre elle-même et fini par renoncer à sa sortie. Il y a tout un discours sur la pression des femmes qui sont confrontées à leur corps vieillissant et aux corps jeunes qui défilent sur leurs écrans de TV. 

  En dernier point, qui est sans doute un peu plus anecdotique, c’est celui du rapport avec la nourriture. Pas abordé directement mais tout de même présent en problème sous-jacent, la frénésie et le rapport malsain que l’on peut entretenir avec la nourriture est illustrée en particulier dans une scène. Elizabeth, folle de rage après avoir constaté l’état plus que pitoyable de son corps, décide de s’en donner à cœur joie en préparant des tonnes de nourritures (des plats français peu ragoûtant, cocorico !), rendant l’appartement insalubre et dégoûtant. Cette auto-destruction du corps symbolise le point de non-retour pour Elizabeth qui n’a plus aucune limite. Un second moment est bien entendu celui de la répétition de Sue, qui après avoir senti quelque chose remuer à l’intérieur de ses fesses, s’isole dans une loge pour extraire un pilon de poulet de son propre nombril. Si ce passage est en fait un rêve, le rapport destructeur avec la nourriture n’en est que plus visible. C’est une façon de souligner toute la pression sociale qui existe sur le fait de garder une ligne parfaite (notamment pour Sue) et qui doit donc suivre des régimes strictes. On peut aussi poursuivre cette analogie avec les tubes de nourriture quand l’un des deux double est inanimé, une nourriture qui ressemble à s’y méprendre à une forme de régime. 




  Un manque de Substance ? 


  D’après les précédents éléments que nous avons déjà relevé, nous pouvons déjà conclure partiellement en disant que c’est un film extrêmement riche qui s’offre à nous. Il possède un style très marqué, parfois déroutant et qui laisse perplexe. La réalisatrice du film est profondément investie dans la création de ce film et cela se sent. Cependant, malgré les qualités immenses du film, il souffre cependant de très grosses faiblesses.

 

  Ironiquement ou non, le scénario est selon nous la chose qui est le plus déconcertant quand on parle de The Substance. Et ce problème est en réalité lié à un autre : l’écrasante place qu’occupent les thématiques par rapport aux personnages. Le moins qu’on puisse dire avec le métrage, c’est qu’il est tout à fait recevable pour les spectateurs, qui comprennent sans mal toutes les vocations du film. Hormis ce fait, et bien le film se montre assez radin. Si nous sommes tout à fait au courant de l’aspect satirique du film et de son fonctionnement avec des images et des analogies assez claires, nous sommes en droit de nous demander si le film n’aurait pas plus gagné en intérêt s’il avait passé plus de temps à donner de la profondeur à ses personnages. En effet, ces derniers ne sont là que pour être le porteur de messages et peinent à exister. 

  Si les actrices donnent beaucoup de personnalité à leurs personnages comme nous l’avons déjà souligné, elles sont cependant dans l’incapacité de dépasser leur statut figural. En somme, les personnages ont bien du mal à exister et encore plus de mal à nous être attachant. On pourrait, à l’extrême, les trouver agaçants. L’opérateur en charge de gérer les consommateurs de la substance (celle qui permet de dédoubler son corps), ne cesse de répéter « You are One ». Les deux femmes sont la même personne, elles ont la même personnalité, mais nous avons bien du mal à trouver le moindre point commun dans les agissements entre les deux femmes. On se retrouve bien avec deux personnages à l’écran, là où on ne devrait en retrouver qu’une seule. Ce qui rend donc la suite du film beaucoup plus étrange, parce qu’il n’y a aucune progression dans la domination de Sue sur Elizabeth. Cet aspect est d’ailleurs renforcé par l’animosité entre les deux, qui finissent par se traiter comme des étrangères, quelque chose qui aurait pu être assez bien amené, mais qui se plante assez joliment et précipite les événements de manière très brutale. 

  Pour compléter, nous pouvons citer un grand nombre d’incohérences scénaristiques du film qui sont éludées pour éviter de compliquer les choses. D’abord, pour des questions purement techniques, comment fait Sue pour que sa présence soit justifiée dans l’appartement ? Personne ne semble s’inquiéter de ne plus voir Elizabeth (sauf son voisin, mais c’est très vite balayé). Comment fait Sue pour répondre au téléphone d’Elizabeth alors qu’elles n’ont pas la même voix ? Est-ce qu’elle rentre dans les mêmes habits qu’Elizabeth ? Que dire de cette femme de ménage qu’on voit au début du film passer l’aspirateur chez l’actrice, pourquoi on ne la revoit plus ? Cela aurait été l’occasion de mettre en difficulté le scénario du film et son bon déroulement. De fait, on se retrouve face à une intrigue très édulcorée, très propre sur elle. Le film se repose ainsi très, voire trop, souvent sur son aspect satirique pour justifier tout ce que nous venons de citer comme exemple. 

  Tous ces détails, qui peuvent paraître assez insignifiants, sont des preuves que le film est travaillé en surface mais que l’intérieur demeure bien creux. Nos critiques sur le film viennent ainsi se confirmer dans le dernier segment du film où l’on sent toute la difficulté de conclure un scénario pareil.




  Le Bal du Diable 


  Arrivée au bout, Elizabeth décide de mettre fin à l’expérience et d’anéantir définitivement le corps de Sue afin de reprendre une vie « normale », si l’on peut dire ainsi. Alors qu’elle plonge la seringue dans le cœur de Sue et que le liquide glisse dans son sang, elle s’interrompt, incapable de résister à sa nouvelle vie. Elle essaye de ranimer Sue et, de façon inexplicable, elle ouvre les yeux. Ce moment-là, c’est l’instant ou le film s’est trahi lui-même. On le rappelle, l’opérateur a souligné le fait que les deux femmes ne sont qu’une, elles n’ont qu’une seule conscience qui va d’un corps à l’autre. Alors, pourquoi un liquide censé tuer un double le fait revenir à la vie, sous prétexte que tout le contenu n’a pas été versé. C’est énervant parce que le film a insisté énormément sur le fait de l’unicité des deux femmes et pourtant, on trahi la règle. C’est encore plus ironique pour un film qui met en avant un stricte respect des règles sous peine de conséquences. 

  Après le réveil du double, les deux femmes cherchent à s’éliminer. Sue fini par prendre le dessus et assassine alors ce qui restait d’Elizabeth. Désormais sans aucune solution pour se maintenir (les personnages doivent se stabiliser pour rester normaux grâce au corps de l’autre), Sue voit son corps se dégrader et prend une décision. Le liquide qui permet au corps de se dédoubler est alors injecté – bien qu’il soit précisé que c’est à usage unique – Sue donne naissance à un double horriblement déformé et dégoûtant, mélangeant les corps de Elizabeth et de Sue. Une véritable monstruosité qui est aussi une sacré prouesse visuelle. Des bras, des jambes, des dents, des seins et, comme affront final et point d’orgue de l’horreur : le visage muet de Elizabeth collé dans le dos. 

  Si le film effleurait le body horror, cette fois il s’y vautre carrément et, en soit, ce n’est pas forcément une mauvaise chose. Encore une fois, une analogie peut-être faite avec la chirurgie esthétique. La modification du corps à son extrême dans la volonté de le rajeunir donne souvent lieu à des corps difformes, étranges ou répugnants. Ici, c’est bien entendu poussé à l’extrême, bien que la comparaison soit assez stupéfiante. Il faut alors saluer le travail des prothésistes, maquilleurs et membres de la post-production pour ce rendu assez incroyablement répugnant, mais diablement efficace. 

  Le monstre se rend à son émission du nouvel an qu’elle devait animer en tant que Sue. Sans vraiment d’explication, elle parvient à rentrer sur scène, sans que cela ne choque personne. Le public, d’abord interloqué, succombe à la panique et hurle qu’on tue le monstre. Dans un festival de sang et de tripes grand-guignolesque (une expression piquée à Philippe Rouyer), le film s’achève dans un bain de sang littéral, exagéré et parfaitement indigeste. Nous trouvons bien de la peine à justifier ce retournement de situation et de style final. Cette approche nous laisse perplexe sans pour autant nous avoir convaincu. Une façon bien pitoyable de conclure un film qui avait pourtant énormément de choses à proposer. 


  Difficile de trouver son compte dans The Substance, malgré tout le talent des personnes impliquées dans la création de ce film. En reste cependant une expérience visuelle assez folle et impressionnante, bien que son scénario soit sans cesse écrasé par des thématiques (trop) forte pour lui. Nous ne pouvons que saluer cette démarche assez audacieuse et qui saura sans doute trouver son public, comme il semble déjà le faire alors qu’il est déjà diffusé dans les salles. 

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